AVEC LA TÊTE DANS LE GUIDON, AUTORISEZ-VOUS À DESCENDRE DU VÉLO
Rencontre avec Aurélie et Camille
2/16/20267 min read


La Tête dans le Guidon est une expression au fort pouvoir évocateur, une expression qui « parle » à tout le monde. Quand on vous dit que vous avez la tête dans le guidon, vous savez tout de suite de quoi il s’agit et dans quelle situation vous vous trouvez. À peu près (puisque vous avez la tête dans le guidon).
La Tête dans le Guidon, c’est également une agence spécialisée dans l’intelligence collective, dans le codesign - un barbarisme qui veut simplement dire création coopérative ou coopération créative – et dans la résolution de problématiques (ou de problèmes) impliquant les organisations, qu’elles soient à l’échelle de l’entreprise toute entière, à l’échelle d’un service ou d’un corps de métier. Un manque de cohésion, de l’huile à injecter dans les process, un besoin de formation des équipes, un projet innovant ou un besoin d’innovation, nécessité de libérer les forces internes et intellectuelles, relation client à améliorer, relation à l’entreprise devenue délicate, perte de sens et de direction ? La Tête dans le Guidon sait résoudre toutes ces équations à plusieurs inconnues, sans toutefois appréhender le sujet comme un problème de mathématiques. La Tête dans le Guidon vous fait descendre un moment de votre vélo, vous fait relever la tête pour y voir plus clair mais également pour voir plus loin.


Je vais m’expliquer. Mais auparavant, je souhaiterais vous présenter Aurélie et Camille, les deux des trois co-fondatrices de l’agence. Je ne les ai pas rencontrées lors d’un cocktail ou une réunion professionnelle, personne ne me les a présentées ; non, je les ai cherchées et je les ai trouvées. Pourquoi ? Parce que j’avais besoin de partenaires qui possédaient ce savoir-faire pour répondre à un appel d’offre. Comment ? J’ai appelé de nombreuses agences pour leur soumettre mon problème, pour les jauger et leur demander ce que coûtait leur intervention.
Aurélie et Camille ont tout de suite accepté le jeu et nous avons pu bâtir, ensemble, brique par brique, une réponse solide dans un budget raisonnable, ancré dans les réalités du client. Nous nous sommes entretenus, nous avons organisé des visios. Nous avons fait du bon travail mais nous avons perdu le projet (Il faut savoir parler de ses défaites).
En construisant ce projet, j’ai pu apprécier les manières, différentes mais complémentaires, avec lesquelles Camille et Aurélie appréhendent les sujets. J’ai pu apprécier que leur différence de sensibilité constituait un apport précieux, une valeur ajoutée à leur recommandation. On pourrait se dire que c’est un lieu commun, deux associées qui se complètent et qui se soutiennent. Je trouve, pour ma part, que c’est un sacré gain de temps et d’efficacité quand vous êtes confrontés à des problématiques complexes.


Parce que, dans ce métier, tout a l’air simple et jamais rien ne l’est en réalité. Ce n’est pas simple, en effet, de « mettre un groupe » dans de bonnes conditions. Ce n’est pas évident de libérer la parole, de choisir le bon angle, d’estimer les comportements de chacun, puis celle du groupe, pour adopter la bonne méthode. Ce n’est pas simple d’envisager l’ensemble sans négliger les individualités. Camille me glisse : « On est toujours ensemble, on travaille ensemble, on entend ceux qui parlent le plus, on soupèse, on évalue. La réponse, de toutes manières, doit être collective et la première question que l’on se pose, dans toutes les missions, c’est : comment va-t-on chercher cette réponse ? »
Il y a certainement des techniques ? Je pose la question avec curiosité, mais la réponse n’est pas simple non plus. Je vous l’ai dit, quand il s’agit d’interaction entre humains, rien n’est simple.
Aurélie me dit que tout commence lors du brief et je ne peux qu’approuver. C’est le moment où il faut oser pousser la curiosité sur le curseur le plus éloigné du consensus mou. Il faut gratter, revenir à la charge, savoir lire entre les lignes, interpréter les silences et les discours. Il faut questionner, travailler le sujet avec son client, isoler les aspérités, s’engouffrer dans les failles, identifier les bons leviers. Il faut comprendre le VRAI besoin. « Après c’est à nous de les emmener en expédition... », ajoute Camille. J’aime beaucoup l’expression. Je les vois bien faire leur paquetage et imaginer celui de toutes celles et tous ceux dont elles vont devoir s’occuper.


Vous aurez compris que le paquetage est une image. Quand elles parlent de conception, de tonalité, de « livrables », de ce qui va matérialiser la réussite de l'expédition. La Tête dans le Guidon est un collectif. On y trouve Virginie Nahon, troisième co-fondatrice de l'agence et facilitatrice graphique qui vient concrétiser le travail effectué avec sa touche d'originalité et de légèreté, des facilitateurs et facilitatrices qui viennent en renfort quand les groupes sont conséquents, des coaches, des consultants mais aussi Yoann Leméni, qui vient parfois aider à prendre du recul. Autant de talent à inclure dans la paquetage.
La Tête dans le guidon imagine les structures d’une mission en utilisant des tonalités adaptées. « On aime bien le fun, ça crée du lien » me disent Camille et Aurélie en parfaite synchronie. On aime bien utiliser la vidéo, la musique, on aime bien les faire chanter aussi... Il y a un travail de mise en condition préalable, certes, mais ça marche à tous les coups. » Des outils différents mais toujours le même objectif : de la mise en mouvement, de la production d’idées, de la coopération, de la prise de décision pour que le groupe devienne autonome, qu’il se mette en marche dès le lendemain.


La Tête dans le guidon imagine les structures d’une mission en utilisant des tonalités adaptées. « On aime bien le fun, ça crée du lien » me disent Camille et Aurélie en parfaite synchronie. « On aime bien utiliser la vidéo, la musique, on aime bien les faire chanter aussi... Il y a un travail de mise en condition préalable, certes, mais ça marche à tous les coups. » Des outils différents mais toujours le même objectif : de la mise en mouvement, de la production d’idées, de la coopération, de la prise de décision pour que le groupe devienne autonome, qu’il se mette en marche dès le lendemain.


Les missions de l’agence sont très différentes les unes des autres. Camille et Aurélie travaillent notamment pour Moët Hennessy. Elles me racontent l’une d’elles, conçue pour le travel retail. La question était simple : qui se trouve au bout de notre bouteille dans un magasin d’aéroport ? Un défi collectif, d’autant plus difficile à mener que les personnes venaient des quatre coins du monde. Au programme, coconstruire les persona et échanger à propos des bonnes pratiques. Objectif : refondre l’ensemble de la stratégie marketing pour une amélioration notable de l’expérience client. Challenge réussi.


Dans un tout autre registre, La Tête dans le Guidon s’est occupée, à la rentrée, d’un collectif de scientifiques qui ne se connaissaient pas. Les chercheurs venaient de pays différents et l’objectif était triple : ils devaient se découvrir puis se connaître, identifier leurs expertises et créer un cadre de coopération. Elles avaient trois jours... pour faire émerger, pour identifier les divergences et faire en sorte que le groupe trouve des convergences. Le groupe s’est beaucoup amusé et s’est impliqué avec enthousiasme dans ce séminaire. Et ils sont repartis avec le sourire, des mercis et l’envie de coopérer dès le lendemain. Challenge réussi.
Toutes ces missions brillamment réussies sont bien évidemment le fruit d’un solide savoir-faire et d’une longue expérience. Mais cela ne suffit pas. Aurélie et Camille souhaitent que leurs missions soient toutes des victoires. La passion est leur moteur et l’énergie leur carburant, une énergie qui, j’en suis sûr, se transmet et nourrit leur travail sur le terrain, une énergie qui, j’en suis certain, embarque les gens et nourrit les enthousiasmes.
Leur vision ? Chacun a le pouvoir de prendre part aux transformations sociales, sociétales et environnementales, tout commence par une prise de conscience collective. Alors pour finir, je leur demande ce dont il faut avoir conscience, selon elles, dans les années à venir. Aurélie me répond qu’elle souhaite prouver que l’IA ne va pas nous remplacer. Elle souhaite que l’on prenne conscience qu’il s’agit d’un excellent business partner, que l’on peut l’utiliser pour gagner un temps précieux. Camille, quant à elle, souhaite continuer à prendre soin de tout ce qui nous lie, de prendre soin de la coopération entre les humains.
La Tête dans la Guidon est en phase avec notre époque. Vivement le prochain dossier que j’espère, cette fois, remporter avec elles.
