DÉCOUVREZ LA CORÉE EN QUELQUES BOUCHÉES (ET LE MUSÉE GUIMET PAR LA MÊME OCCASION...)
6/23/20264 min read


J’ai été invité à une charmante soirée au Musée Guimet, un événement qui avait pour objectif de promouvoir la Corée du Sud auprès d’agences de tourisme d’affaire et de quelques agences d’événement. Je connais peu de gens qui connaissent la Corée du Sud. J’en fais partie et c’est dont avec un réel plaisir que j’ai accepté l’invitation qui m’a permis de lever un peu le voile sur la culture coréenne et de découvrir un lieu que je ne connaissais que de réputation.
Le Musée Guimet est un lieu extrêmement bien situé sur la place d’Iéna, un lieu qui dispose d’atouts solides pour concevoir des événements de classe et qui dispose également de beaucoup de charmes. J’utilise le pluriel parce que j’ai pris la peine de visiter l’ensemble des espaces du musée, des salles d’expositions jusqu’au rooftop qui propose une vue de la Tour Eiffel en gros plan. Ce dernier, qui se déploie sur plusieurs niveaux, peut accueillir environ 200 personnes. On s’y sent bien, même si l’endroit est semé d’escaliers, de coursives et d’espaces plutôt tarabiscotés. Pour une soirée, c’est parfait. Pour un discours, c’est moyen. Pour une présentation de produit, c’est compliqué. Voilà pour le rooftop.


Nous passons par l’exposition temporaire sur l’esthétique coréenne qui s’intitule, avec pertinence, K-Beauty. L’exposition cherche à montrer que la K-Beauty est l'aboutissement de deux siècles de culture visuelle coréenne. Le parcours de l’exposition, synthétique et clair, explique de quelle manière les canons de beauté actuels, popularisés par la K-Pop et les séries coréennes, trouvent leurs racines dans la société de la dynastie Joseon (XVIIIe siècle). L'exposition insiste sur l'équilibre entre naturel et sophistication, tradition et innovation. Les peintures de beauté (Miindo), les hanbok de Lee Young-hee, les accessoires capillaires de l’époque Joseon, la jarre lune et l’œuvre de Yuni Kim Lang sont les pièces les plus intéressantes de l’exposition. Une occasion de découvrir un art de vivre et une manière d’aborder la beauté à mi-chemin entre les standards européens et les traditions asiatiques.




Côté restauration, le dîner a été conçu et proposé la cheffe Young Kyung Lee. La cheffe propose une immersion dans la culture coréenne à travers des cocktails, des canapés et bouchées, des animations culinaires plutôt haut de gamme. Sa cuisine privilégie l'authenticité des saveurs, les produits frais, les fermentations traditionnelles, les plats de partage et les recettes ancestrales, loin des effets de mode ou des interprétations fusion.


Ça, c’est ce que les flyers peuvent dire de sa cuisine. Young Kyung Lee habite en France depuis vingt ans et il est impossible d’avoir évité l’influence du pays dans lequel elle habite depuis des années. Sa véritable originalité, ce qui la distingue vraiment, c’est qu’elle n’injecte pas de l’exotisme dans une cuisine française et francisée, mais une touche de gastronomie française dans sa cuisine, authentiquement coréenne. La nuance est subtile mais vous saisirez immédiatement ce que je vous affirme quand vous aurez goûté à sa cuisine. Young Kyung Lee est aujourd’hui l’une des principales ambassadrices de la cuisine traditionnelle coréenne en France. Fondatrice de Misso en 2006, elle dirige également le restaurant Hanok Restaurant situé dans le musée Guimet.


Young Kyung Lee apporte davantage qu’une cuisine typée et goûteuse, elle donne une dimension culturelle coréenne forte à l’événement, très en phase avec l'engouement actuel pour la Corée (K-Pop, K-Drama, K-Beauty, cinéma, etc.), une tendance que j’ai pu croiser sur le stand L’Oréal, par exemple, lors du salon Vivatech. Un univers qui peut constituer un véritable fil rouge pour un cocktail, un lancement de produit ou une soirée thématique. Un univers qui sera sublimé dans les salons de réception du musée Guimet...


