ÉVÉNEMENT D’ELLES « SAVOIR OÙ L’ON VA EN FAISANT ATTENTION À CE QUE L’ON FAIT »

PARLONS D’AGENCES

5/11/20267 min read

Depuis quelques temps, j’ai le sentiment que le mot engagement s’est perdu à force de chercher à donner du sens à ce qui n’en avait pas. J’ai l’impression qu’il n’est plus qu’un son dans une conversation, qu’il est devenu un mot valise dans lequel on peut tout ranger. Et puis, à l’occasion d’une rencontre, il reprend du poids. Je suis même surpris qu’il y ait encore des personnes qui s’en emparent et lui donnent vie, avec sincérité. Peggy Boitel et Anne Presson, les directrices associées d’Événement d’Elles, font partie de ces personnes. Chaque fois qu’elles m’appellent pour une collaboration, une compétition ou un projet corporate, j’accepte la mission avec plaisir. Tout d’abord, c’est agréable de travailler à leurs côtés et cela se ressent le jour où nous présentons le projet, le jour où l’événement a lieu. Anne et Peggy sont créatives, pleines de ressources – elles trouvent souvent des réponses pratiques à des problèmes inopinés, c’est ce que l’on appelle être réactives, non ? - et rigoureuses dans leurs productions. Elles sont exigeantes envers elles-mêmes, ce qui les autorise à l’être envers les autres et cette précieuse exigence est un terreau fertile. La quête du zéro défaut exige en effet un engagement total à la fois intellectuel, relationnel et physique. Mais l’engagement ne se résume pas à de l’investissement dans un projet. L’engagement, c’est aussi défendre des valeurs et des principes. Peggy et Anne raccrochent naturellement toutes leurs actions professionnelles à un solide réseau de convictions. Sans aucun calcul.

Récemment, j’ai travaillé avec Peggy sur une convention pour une organisation professionnelle. Elle avait pensé à moi pour l’aider à la conception de la plénière, à travailler la rédaction en chef et sur une série de trois vidéos pour illustrer et donner du rythme à la plénière. Je lui avais vanté les atouts de l’intelligence artificielle, elle m’avait dit d’écrire les scripts d’abord et nous verrions ensuite. J’étais le dithyrambe passionné et Peggy prenait du recul, consciente que l’outil pouvait apporter de la valeur ajoutée et nous aider à gagner en productivité, mais consciente également que l’IA n’était pas une fin en soi. L’IA devait être utilisée de manière responsable, me disait-elle avec le plus grand sérieux. Parce que son empreinte écologique était à prendre en compte dans l’équation de l’opération. Et parce que les conséquences d’une utilisation exclusive et abusive avaient déjà des impacts sociaux délétères. Nous avons tâtonné avant de nous arrêter sur les trois scripts. Nous allions utiliser l’IA, nous n’avions pas le choix pour des raisons de temps, mais les voix-off seraient celles de comédiens. Pas question de transiger, même si le coût était bien supérieur à ce proposait des voix synthétiques. « Non seulement les voix IA sont médiocres, sans émotions, et nous devons continuer à faire travailler des comédiens. Un événement doit transmettre des émotions pour en provoquer auprès du public. » Vous avez des contre arguments ?

L’année dernière, j’ai travaillé avec Anne sur une convention. Si mon périmètre d’intervention était similaire, l’histoire est bien différente. Le thème de l’événement était la musique et nous avions décidé d’une scénographie colorée, engageante et chaleureuse, à l’image de la charte graphique de l’entreprise. Un écrin idéal pour construire une plénière qui n’avait été qu’une ébauche lors de l’appel d’offre. Le comité de direction nous avait donné carte blanche. Comme d’habitude, nous avions tâtonné et discuté avant de trouver la bonne tonalité, la bonne alchimie. Nous étions d’accord pour faire participer la salle. Mais comment ? Une chorale composée des 1200 personnes du public ? Un ensemble vocal formé par des talents de l’entreprise après un casting ? Nous avons retenu les deux. J’avais émis l’idée que la chorale pouvait se jouer entre deux plateaux avant l’entracte. Anne s’est finalement imposée avec l’ensemble vocal en intro. Pour donner le ton immédiatement, pour commencer par une séquence miroir, une séquence dans laquelle chaque personne du public pouvait s’identifier. Un grand moment d’émotion pour moi, mais surtout pour l’ensemble du public qui en redemanda encore et encore.

Tout cela peut paraître anecdotique mais ces deux exemples sont plus représentatifs de l’identité d’une agence qu’une longue liste de savoir-faire ou un empilement de références. L’événement est un métier de création, un métier technique, un métier de bon sens, un métier stressant, mais c’est aussi un métier qui s’exerce avec des convictions, avec ses intuitions et avec son cœur. C’est l’un des rares métiers où l’on doit penser aux autres avant toute autre chose.

Chaque agence évoque ses particularités mais ces dernières éludent souvent l’aspect humain et relationnel. Les agences l’affirment, nous sommes humains, nous sommes à taille humaine, mais elles ne prennent jamais la peine d’illustrer cet aspect de leur identité. Alors je me permets de l’écrire puisque ces « compétences » n’apparaissent jamais sur un site internet ni aucune présentation. Je me permets de l’écrire parce que j’ai un regard extérieur. Même si parfois nous plaisantons sur une reconversion éventuelle, je peux vous affirmer qu’Anne et Peggy sont à leur place, à la tête d’une agence d’événement. Le métier est fait pour elles et elles sont faites pour ce métier.

Bien entendu, les compétences et les références rassurent les entreprises, les organisations et les marques. Événement d’Elles sont des professionnelles aguerries et réellement tout-terrain. Nous venons d’évoquer l’événement corporate mais la convention (et par extension, toutes les opérations de communication interne qui y ressemble) ce n’est pas le seul format dans lequel elles sont à leur aise. J’ai adoré remporter et travailler avec Peggy pour France Télévisions pendant un an, juste avant les JO pour promouvoir le sport en interne et valoriser leur statut de diffuseur exclusif. J’ai aimé imaginer les animations mensuelles, rencontrer les « keynoteurs » comme Stéphane Diagana ou Nicolas Karabatic. J’ai aimé les « sorties » canoé ou les démonstrations de sports urbains.

Anne et Peggy m’ont invité sur Station Afrique, la fan zone des délégations des comités olympiques africains lors de JO 2024. J’ai apprécié le grand barnum, comme on dit, avec sa grande scène de concert, son écran géant, ses stands occupés par les comités olympiques du Maroc, du Sénégal et j’en passe. J’ai apprécié l’ambiance et la parfaite organisation sur toute la durée de l’événement.

On m’a parlé du Congrès HLM, le plus grand Congrès itinérant de France. On m’a parlé de son volume, de son ampleur, de la complexité de sa préparation autant que de sa production. On m’a donné le nombre de participants et le nombre d’exposants. Pour ma part, je n’ai jamais eu à organiser de Congrès de cette taille. Alors j’imagine. Et j’ai pas mal d’imagination qui, mêlée à l’expérience, me donne une idée proche de la réalité. Peggy Boitel m’a souvent parlé de Spring, un événement d’ampleur pour soutenir l’écosystème du plateau de Saclay. Peggy m’en parle avec enthousiasme. Elle me décrit ce grand forum comme un formidable outil de promotion de l’innovation. Elle m’en parle comme d’un événement utile au bien commun et à la société toute entière. Spring fédère et met en avant les savoir-faire d’aujourd’hui mais aussi, et surtout, tous les savoir-faire de demain. Ce n’est pas rien de fabriquer la vitrine du futur. Quoi de plus optimiste que de s’occuper du futur ?

Je vous parle d’optimisme parce que c’est une excellente transition vers la conclusion. Événement d’Elles est aussi une agence qui a créé ex-nihilo des événements d’envergure, conçus et produits pour diffuser un message positif ou se mettre au service d’une cause. Pendant plusieurs années, elles ont organisé Le Printemps de l’Optimisme, un événement propriétaire comme on dit, qui avait pour vocation de mettre les énergies positives au service de la qualité de vie au travail.

Au début de l’année, Anne et Peggy ont imaginé un nouveau concept d’événement : « Manger bon, Vivre Mieux ». Il s’agit d’un format hybride, entre salon et forum, dont le thème central est l’alimentation saine, durable et gourmande. La promesse est simple, loin des clichés de la nutrition santé perçue comme une punition : La santé devient un plaisir. Nous avons hâte de flâner dans les allées !

En attendant, l’agence cherche encore quelques partenaires pour boucler son budget. Si vous souhaitez en savoir davantage, une campagne RS arrive bientôt sur Instagram et LinkedIn (une série de 8 vidéos micro-trottoir : « Manger Bon, Vivre Mieux – Démêler le vrai du faux »), suivez le compte Manger Bon , Vivre mieux.😉

Événement d’Elles a 20 ans cette année. Il ne me reste qu’à leur souhaiter un joyeux anniversaire.