LES LLM(S) (LARGE LANGUAGE MODELS) ONT-ELLES DE L’HUMOUR ?
4/22/20268 min read


J’ai écrit de nombreux articles à propos des intelligences artificielles. Je pense notamment à l’un d’eux dans lequel je me demandais si elles avaient le sens de l’humour, le sens de la répartie, et si elles possédaient de l’esprit au sens littéraire du terme. Leurs progrès ont été faramineux ces derniers mois, à la hauteur des investissements pharaoniques nécessaires à les faire fonctionner, à les entraîner et les faire progresser. Alors j’ai voulu vérifier. J’ai voulu mesurer si elles s’étaient améliorées dans ce domaine. Un domaine dans lequel elles n’excellaient pas vraiment avec leurs blagues carambar et leurs jeux de mots frelatés.


Je leur ai lancé un défi. J’ai écrit un prompt simple : « Peux-tu me dire, avec humour et sans être bavard, ce qu'est la communication événementielle et à quoi elle sert ? » en précisant par ailleurs qu’elles devaient s’adresser à des professionnels du secteur. J’ai interrogé Chat GPT, Claude, DeepSeek, Mistral, Gemini, Copilot, Grok et Meta AI, tous les meilleurs LLM. Et puis, comme je suis joueur, je me suis mesuré à toute la puissance de ces machines. J’ai écrit ma version avant toutes les autres pour ne pas fausser le résultat. Et pour tout vous avouer, il m’a fallu plus de temps pour livrer ma version...
Voici les différentes versions :


Premier texte :
La communication événementielle: l’art de faire passer des messages sans envoyer un PDF de 148 pages
La communication événementielle consiste à transformer une idée, une stratégie ou un discours d’entreprise en expérience vécue. Concrètement, au lieu d’expliquer pendant six mois en réunion qu’il faut “embarquer les équipes dans la transformation”, on réunit tout le monde dans une salle avec une scène, des lumières, un café correct et, si tout se passe bien, une vraie raison d’être là.
Elle sert à mobiliser, fédérer, convaincre, rassurer, lancer, célébrer, transformer… et parfois à faire comprendre en une matinée ce que personne n’avait compris en trente slides.
Pour les entreprises et les organisations, l’événementiel est devenu un outil stratégique parce qu’il crée ce que les mails, les newsletters et les visioconférences produisent difficilement : de l’attention réelle, de l’émotion collective et un souvenir commun.
En résumé, la communication événementielle, c’est l’art délicat de réunir des gens qui n’ouvrent déjà pas leurs emails… pour leur donner envie d’écouter, de participer et, idéalement, d’adhérer.


Deuxième texte :
La communication événementielle : l'art de faire passer un message en offrant des petits fours
C'est simple : plutôt que d'envoyer un email que personne ne lit, vous créez un moment vécu — conférence, lancement produit, séminaire, activation de marque — pour que votre message soit ressenti plutôt que simplement reçu.
Ça sert à :
· Fédérer — équipes, clients, partenaires (le cocktail fait ce que le reporting ne fera jamais)
· Marquer les esprits — dans un monde saturé de contenus, l'expérience reste le format le plus difficile à oublier
· Générer de la visibilité — un bon événement produit du contenu, de la presse et du bouche-à-oreille longtemps après le démontage des barnums
· Créer du lien commercial — certains contrats se signent plus facilement avec un verre en main qu'avec une présentation PowerPoint
En résumé : transformer un message en expérience, une audience en communauté… et un budget en souvenir impérissable. Bien fait, c'est redoutable. Mal fait, c'est juste une belle salle vide avec des badges en Comic Sans.


Troisième texte :
Une peu de précision, ça évitera de dire n’importe quoi
Quand tu parles de communication événementielle, tu parles de quelle communication événementielle au juste ? Tu parles de grand public ? De publics internes ? De clients ?
Je pose la question parce que le public est déterminant pour répondre à cette question, d’autant plus que tu demandes d’éviter les bavardages. Si tu parles de communication interne, par exemple, tu sais, en tant que professionnel de l’événementiel, qu’elle n’a pas la même fonction pour l’entreprise que le sponsoring d’un festival ou la création d’une soirée client. Tu le sais ça ? Et pourtant, on pourrait ranger toutes ces opérations dans la catégorie communication événementielle. Tu es d’accord ?
Je rappelle également que les marques ne poursuivent pas les mêmes objectifs que les organisations. Et que l’on peut distinguer la marque de la marque employeur, par exemple. Qui pose la question d’ailleurs ? Le marketing ? La communication interne ? Les relations publiques ? Les RH ? La DG ? A qui doit-on répondre ? Et quelle est l’entreprise qui pose cette question ? Comment ça, je passe à côté du sujet !?
Bon reprenons : si tu veux que je réponde à ta question (en plus tu me tutoies ! Je sais que nous faisons partie de la grande famille de la com’ mais bon, je ne m’y ferais jamais...) il va falloir me dire à qui il s’adresse, ton événement... Enfin, ton opé de com’ événementielle !
Bon ben voilà, tu m’as énervé avec tes questions stupides.
Comment ? Je pinaille parce que je n’ai pas l’esprit de synthèse ? Tu veux quoi ? Que je te dresse une liste du genre : fédérer, rassembler, fierté d’appartenance, patati et patata... ? Je pourrais, mais encore une fois, je te prendrais en défaut parce que j’ajouterais vendre et séduire... Ah ! Et je pourrais même être très technique en te disant des mots comme engagement, expérience... Ah ! En tous les cas, on ne m’enlèvera pas de la tête que l’événementiel, c’est de la communication généreuse, bien gourmande, comme une belle pâtisserie au milieu de ton assiette. C’est ça la communication événementielle. Les gens ont envie de croquer dans le joli chou à la crème bien garni.
Voilà, je conclurais là-dessus mais sincèrement, la prochaine fois, essaye d’être plus précis dans la formulation de tes questions (limite idiotes)...
Merci d’avance.


Quatrième texte :
De l’apéro PowerPoint au ROI des selfies : manuel de survie de la com’ événementielle.
La communication événementielle, c’est l’art de fédérer des gens autour d’un buffet trop cher et d’un Powerpoint en boucle. Son but ? Créer du lien, du buzz et des selfies légendaires pour oublier que vous auriez pu faire un simple email.
Cinquième texte :
L’art de faire briller les autres… pour mieux vendre soi-même.
La communication événementielle, c’est l’art de faire croire à 500 personnes qu’elles sont les stars de la soirée… alors qu’en réalité, c’est ton client qui brille.
À quoi ça sert ? À transformer un simple café en "expérience immersive", un salon pro en "réseau d’opportunités", et un budget serré en "retour sur image". Bref, à faire oublier qu’on vend quelque chose… en vendant quelque chose. 😉


Sixième texte :
L’art de transformer vos slides en souvenirs (et votre budget en petits fours).
C’est simple : la communication événementielle, c’est l’art de sortir vos cibles de leur boîte mail pour leur dire en vrai ce qu'ils ignorent déjà en ligne.
C’est transformer un message marketing abstrait en une expérience concrète, avec un buffet (souvent) et une stratégie (toujours).
À quoi ça sert (concrètement) ?
· L’effet « Wahou » : Parce qu’un PowerPoint de 50 slides n’a jamais créé de frissons, contrairement à un lancement de produit bien orchestré.
· Le Capital Sympathie : Humaniser votre marque. Il est plus dur de dire non à un partenaire après avoir partagé des petits fours de qualité.
· La Rupture de Routine : Casser le rythme pour marquer les esprits. On oublie une newsletter, on n'oublie pas une soirée où le CEO a fini sur un karaoké (même si on aimerait parfois).
· Le Contenu Facile : Créer des images et des souvenirs que vos invités s’empresseront de poster sur LinkedIn pour prouver qu’ils ont une vie sociale trépidante.
En résumé : C’est du marketing, mais avec des gens qui se parlent vraiment. Est-ce qu'on s'attaque au plan de table ou on garde ça pour le prochain séminaire ?


Septième texte :
L’art de faire parler… sans ouvrir la bouche
La communication événementielle, c’est l’art de faire passer un message… mais en donnant envie aux gens de venir, de rester, et de dire « ah oui, quand même ».
En version professionnelle mais souriante :
· C’est transformer un objectif stratégique (lancer un produit, fédérer une équipe, séduire des partenaires) en expérience vécue.
· Ça sert à marquer les esprits, créer du lien, et faire passer une idée plus vite qu’un PowerPoint de 78 slides.
· Et surtout, c’est un moyen redoutable pour faire exister une marque dans le réel, là où les émotions ne se scrollent pas.
En bref : si la communication classique parle, l’événementiel fait vivre. Et ça, les pros savent que ça vaut tous les slogans du monde.
Tu veux une version encore plus piquante ou plus corporate ?


Huitième texte :
Com’événementielle : du marketing qui fait la fête au lieu de parler.
La communication événementielle ?
C’est transformer un simple rassemblement en machine de guerre marketing : on ne vend pas un produit, on met en scène une expérience que les gens ne pourront pas liker sans y avoir été.
À quoi ça sert ?
Faire vivre la marque au lieu de la raconter.
Créer du lien direct, du buzz et des souvenirs (plus puissants qu’un post sponsorisé).
Générer des leads qualifiés, de la notoriété et parfois… des ventes, tout en faisant croire que c’était « juste une super soirée ».
En clair : du marketing qui a le bon goût de ne pas ressembler à du marketing.
Pro, tu sais déjà que le vrai ROI se mesure en stories Instagram, en cartes de visite échangées et en « putain c’était génial » le lendemain.


Neuvième texte :
Quand la marque quitte les slides pour monter sur scène.
La communication événementielle, c’est l’art de créer un moment IRL qui dit tout haut ce que votre marque chuchote le reste de l’année.
À quoi ça sert ?
· Marquer les esprits : Une slide PowerPoint s’oublie, une expérience avec traiteur et DJ beaucoup moins.
· Fédérer : Réunir clients, équipes ou journalistes dans la même pièce. Spoiler : le buffet aide.
· Générer du business : Networking, leads, buzz... le ROI se mesure aussi en cartes de visite dans la poche.
· Contrôler le narratif : Mieux vaut créer l’événement que subir les commentaires LinkedIn.
En bref : si le marketing digital c’est Tinder, l’événementiel c’est le premier rencard. Plus cher, plus risqué, mais quand ça matche, ça convertit.


A présent, sauriez-vous attribuer chaque texte à son « auteur » ? Quel est le texte qu’a généré Chat GPT et celui de Gemini ? Claude a-t-il une patte particulière ? Et les humains ont-ils encore leur mot à dire ? A vous de jouer...
Vous pouvez obtenir les réponses en m’écrivant ici... Sinon, il faudra attendre le prochain numéro.
