QUI EST QUI ET QUI ÉCRIT QUOI ?

4/22/20268 min read

J’ai longuement hésité entre un numéro qui traitait de l’IA et un numéro entièrement consacré à la décoration, l’une des grande oubliée des commentateurs du monde de l’événementiel. J’ai hésité, j’ai vraiment hésité parce que je m’intéresse aux deux sujets... Et puis j’ai choisi une troisième voie : ne pas choisir. J’ai dressé un bilan de l’intelligence artificielle dans mon édito mais je me suis davantage amusé à imaginer et écrire ce dernier article. J’espère qu’il vous amusera autant que je me suis amusé.

Vous avez sans doute aimé jouer au Qui est qui ? quand vous étiez enfant ou le dimanche après-midi avec les vôtres. Alors je vous propose un moment de nostalgie et de réflexion. J’ai demandé à Chat GPT et à Claude de m’écrire « un joli texte à propos de communication événementielle. J’ai demandé de me décrire son utilité, la meilleure façon, selon elle (l’intelligence artificielle) de créer et produire des événements ? » Je me suis également posé la question à moi-même et voici les résultats : trois textes bien différents mais que vous devriez sans peine pouvoir attribuer à l’homme ou aux machines si vous êtes familiers de ces outils et si vous avez pris la peine de vous pencher sur leurs singularités.

Alors qui a écrit quoi ou quoi a écrit quoi ? A vous de jouer... Petit indice : je n’ai pas lu les textes IA mais est-ce un indice ?

Je me suis souvent demandé à quoi servait la communication événementielle. Je ne me le suis pas demandé parce que je pensais que la réponse allait m’aider à mieux exercer mon métier. Non, je me la suis souvent posée pour justifier le fait que je me lève tous les matins en essayant que ce soit, de préférence, sur le bon pied. Pour justifier le fait que je me creuse la tête jusqu’à l’épuisement. Pour justifier enfin tous les reproches que je me fais à moi-même, chaque fois que je juge que mon concept ne vaut rien, chaque fois que je chiffonne rageusement une feuille de papier de brouillon et que je la lance, plus rageusement encore, dans ma corbeille.

L’événementiel a-t-il du sens ? Est-ce que ce medium, si tant est qu’il en fût un, vaut réellement tout le sérieux et toute l’énergie que les professionnels investissent, chaque jour, pour séduire leurs clients et leurs publics ? La réponse va bien au-delà d’un oui ou d’un non.

Non, quand les événements ne sont que gabegies financières et intellectuelles, quand elles foulent aux pieds toute la RSE dont les entreprises et les organisations ne cessent de se gargariser ou encore quand les objectifs sont décorrélés des réalités.

Oui, quand l’événement « sert à quelque chose ».

Non, quand les commerciaux s’interrogent sur la pertinence d’une fiesta au bout du monde.

Oui, quand une entreprise ou une organisation doit prendre la parole.

Non, quand vous sentez que vous travaillez pour un salaire.

Oui, quand vous avez l’impression de ne pas travailler...

Nous pourrions énumérer encore des dizaines et des dizaines de situations différentes mais la communication événementielle, finalement, si l’on fait preuve d’honnêteté intellectuelle, si l’on s’en tient à la stricte réalité, sert avant tout à rapprocher, à rassembler, à faire en sorte que toutes les personnes d’un public marchent ou foncent dans le même sens. L’événementiel c’est un ciment, c’est le médium que l’on partage comme on partage une belle pâtisserie. Vous ne pourrez pas me dire le contraire : on apprécie davantage un film dans une salle de cinéma au milieu (même si son voisin fait du bruit en mangeant ses friandises), on apprécie d’aller au théâtre ou au concert parce que l’on va partager une expérience avec ses congénères.

Pour ma part, j’ai toujours pensé que l’événementiel était l’enfant des grands bouleversements de l’économie et de la structure des entreprises de ces cinquante dernières années. Les entreprises sont aujourd’hui devenues, pour la plupart, de grosses machines internationales - en tous les cas, je parle de celles qui sont consommatrices d’événements. L’appartenance, la fierté, l’esprit de corps, la motivation sont des notions qui ont maigri en même temps que les entreprises sont devenues obèses. Elles se sont également répandues sur de multiples sites, les gens se sont éloignés les uns des autres, inexorablement, et se sont même éloignés des réalités et du sens de ce qu’ils produisent au quotidien. L’événement, dans ce cas, est un pansement, un médicament qui a le goût du caramel, le moyen pour réparer ce que le cours des choses a modifié ou cassé. L’entreprise peut être comparée à une gigantesque machine dont on peut changer les pièces à volonté, facilement. On peut changer une pièce mais on ne peut nier le fait que les pièces d’une machine doivent fonctionner ensemble et poursuivre le même objectif : Fabriquer des voitures ou fournir de l’énergie, proposer des produits d’épargne ou vendre des légumes... Aussi performantes et talentueuses que soient les pièces de la machine, elles dépendent es unes des autres. L’événement devient dans ce cas un ciment entre les hommes et les femmes.

Pour finir, je vous dirais simplement que la meilleure manière de créer et produire des événements, c’est de le faire d’abord avec son cœur. Il n’existe aucune technique fiable, aucune martingale pour réussir une convention, une soirée, un séminaire... Aimer les gens et aimer leur faire vivre de délicieux moments, aimer passionnément ce métier sont les leviers magiques pour réussir une opération de communication événementielle. Tout le reste, c’est de la créativité, de la technique, un bon réseau de prestataires et un peu de rigueur. Mais ça, c’est presqu’anecdotique.

La communication événementielle n’est pas un simple outil. C’est un art de la rencontre.

Dans un monde saturé de messages, d’écrans et de sollicitations, l’événement reste l’un des rares espaces où l’attention est pleine, incarnée, partagée. Il ne s’adresse pas seulement à l’intellect, mais aux sens, aux émotions, à la mémoire. Il crée ce que peu de formats permettent encore : un moment vécu ensemble.

Son utilité est là, précisément.
Donner du relief à des idées.
Rendre visibles des stratégies parfois abstraites.
Transformer une intention en expérience.

Un bon événement ne se contente pas de dire. Il fait ressentir. Il donne à comprendre sans imposer, à adhérer sans contraindre. Il crée de la projection, de la fierté, parfois même de l’élan.

Mais cette puissance a une condition : la justesse.

Créer un événement, ce n’est pas empiler des dispositifs, ni chercher l’effet pour l’effet. C’est d’abord écouter. Comprendre un contexte, un public, un moment. Identifier ce qui doit vraiment être dit — et pourquoi cela mérite d’être entendu.

Puis vient le travail de mise en récit.
Car un événement, comme toute bonne histoire, a besoin d’un fil. D’une tension. D’un rythme. D’un point de vue. Ce n’est pas une succession de séquences, c’est une trajectoire. On y entre, on y progresse, on en ressort transformé, même légèrement.

La meilleure façon de produire un événement tient alors en quelques principes simples — mais exigeants :

· La clarté avant la créativité : une idée forte, lisible, tient mieux qu’une accumulation d’effets.

· Le sens avant le spectaculaire : l’émotion naît de la justesse, pas du volume.

· L’humain au centre : ce sont les personnes qui font l’événement, pas les dispositifs.

· Le rythme comme colonne vertébrale : savoir alterner, surprendre, respirer.

· La cohérence absolue : chaque détail doit servir le même propos.

Enfin, produire un événement, c’est accepter une forme d’éphémère… tout en visant une empreinte durable. Ce qui compte, ce n’est pas seulement ce qui se passe le jour J, mais ce qui reste après : une conviction renforcée, une vision partagée, une envie d’agir.

Au fond, la communication événementielle réussie ne cherche pas à impressionner.
Elle cherche à rassembler.
À éclairer.
À mettre en mouvement.

Et quand elle y parvient, elle devient bien plus qu’un moment :
elle devient un point de bascule.

L'événement, votre meilleur outil de communication

Dans un monde saturé de messages digitaux, l'événement reste l'un des rares formats capables de créer une émotion réelle et mémorable. Conférence, lancement de produit, soirée partenaires ou activation de marque — chaque événement est une scène où votre message prend vie, où votre marque cesse d'être un logo pour devenir une expérience.

Pourquoi la communication événementielle ?

Elle répond à plusieurs objectifs à la fois : renforcer l'image de marque, fidéliser une communauté, générer des opportunités commerciales, ou fédérer des équipes. Contrairement aux campagnes digitales, elle engage tous les sens et favorise un lien humain difficile à reproduire en ligne. Les participants à un événement retiennent bien plus facilement les messages transmis en direct qu'à travers un email ou une publicité classique.

Concevoir un événement qui marque les esprits

Tout commence par une intention claire : que voulez-vous que vos invités ressentent, apprennent ou fassent après l'événement ? Cette question simple oriente chaque décision — le choix du lieu, le format des interventions, la scénographie, l'ambiance sonore, le contenu des échanges. Un bon événement ne se résume pas à une salle pleine. C'est une expérience cohérente, de l'invitation jusqu'à l'email de remerciement.

Produire avec rigueur

La qualité de l'expérience repose à 80 % sur ce que les participants ne voient pas : un rétroplanning solide, un budget maîtrisé, des prestataires bien briefés, une logistique sans faille. C'est dans les coulisses que se gagne la fluidité du jour J. Anticiper les imprévus, tester les équipements, prévoir des plans B — autant de réflexes qui font la différence entre un événement mémorable et un événement raté.

Communiquer avant, pendant et après

L'événement ne commence pas le jour J et ne se termine pas à la sortie des invités. En amont, le teasing sur les réseaux sociaux et les invitations soignées créent l'envie. Pendant, le live reporting et les contenus en temps réel amplifient la portée bien au-delà des participants présents. Après, le compte-rendu, la vidéo récapitulative ou la newsletter post-événement prolongent l'expérience et entretiennent la relation.

Mesurer pour progresser

Chaque événement est une source d'apprentissage. Taux de présence, satisfaction des participants, retombées presse, leads générés, engagement sur les réseaux — ces indicateurs permettent d'affiner la stratégie et de construire des éditions toujours plus impactantes.

Un événement bien pensé, bien produit et bien communiqué n'est pas une dépense. C'est un investissement dans la durée, au service de votre image et de vos relations.

J’imagine que vous avez trouvé qui a pensé quoi et qui a écrit quoi ? Je serais curieux de connaître les critères qui ont guidés vos choix et les gimmicks d’écritures ou de style qui vous ont mis sur la voie.

Vous pouvez m’écrire en suivant ce lien...