VATEA : DE LA SOUPLESSE, DE l’AGILITÉ ET DE L’ENGAGEMENT

LES AGENCES À DÉCOUVRIR

2/15/20267 min read

Cela faisait de longs mois que je n’avais pas parlé de l’univers des agences. Je me disais que c’était inutile, que le monde des annonceurs connaissait parfaitement le monde des agences comme les agences connaissaient parfaitement bien le monde des annonceurs, à force de se rencontrer et de se côtoyer, à force de préparer des événements ensemble pendant des mois et de partager de grandes émotions. Je me trompais. Ces derniers mois, j’ai rencontré des directrices de la communication qui se réjouissaient que je leur parle d’agences dont elles n’avaient jamais entendu parler, comme s’il s’agissait d’un monde mystérieux. J’ai rencontré des directeurs marketing qui ne connaissaient pas les quelques noms que je leur citais, alors que je n’avais aucun doute à propos de leur notoriété.

Alors j’ai décidé de recommencer ma série d’article sur les agences. Et pour le premier de cette nouvelle série, j’ai décidé de vous parler de Vatea, une agence avec qui j’ai récemment collaboré. J’ai décidé de vous parler de Bénédicte, sa directrice, parce qu’elle m’a donné envie de parler de son agence, de l’ambiance qui y règne, de sa manière si particulière d’appréhender les dossiers, sans jamais faire le tri entre « gros et petit dossier ».

Vatea se prononce Vatéa. Pas d’accent sur le e. Jamais. Bénédicte y tient. Et je comprends qu’elle y tienne. C’est son agence, une agence de tourisme d’affaire et d’événement, qu’elle a créée il a plus de 20 ans. Et c’est également sa marque et une marque on la défend jusque dans les moindres détails. Toutes celles et tous ceux qui travaillent dans la communication ne démentirons pas. Ils jugeront même le réflexe « normal ». Et ils seront rassurés de savoir que Bénédicte défendra leur marque avec la même vigueur.

Mais le plus frappant chez Vatea, c’est la généreuse dose de positivité délivrée dans chacune de ses recommandations. C’est la recherche de la destination idéale, du lieu le plus approprié, de l’activité qui suscite le plus d’émotion, bref, la capacité (et la volonté) de se glisser dans la peau des gens dans le seul et unique but de leur faire plaisir. Vatea, c’est également l’obsession permanente du respect budgétaire, de l’optimisation du coûts par rapport à l’impact et c’est la volonté de nouer des liens avec chaque partenaire pour comprendre leurs enjeux, faire entendre les exigences des clients pour trouver, au final, le meilleur compromis. Vatea et ses équipes, c’est enfin un engagement de tous les instants, une réactivité qui est l’une des encres de la signature Vatea et la précision, le souci du moindre détail. Et comme vous le savez, s’attacher à faire de chaque détail une réussite, c’est orienter le projet vers un triomphe. Vous allez me dire que j’en fait des tonnes. S’attacher à faire de chaque détail une réussite, c’est orienter le projet vers un triomphe. Vous aurez peut-être raison mais je suis freelance, je n’ai pas l’obligation d’aller au bureau, ni de déjeuner avec des collègues. Je ne vois pas les choses avec les mêmes lunettes qu’un membre de l’équipe. Ce que je constate, c’est que je vais chez Vatea avec plaisir, j’y reste avec plaisir, parce que l’on se sent bien chez Vatea. Tout est vu à travers un prisme positif sans jamais verser dans l’excès. C’est vrai et c’est généreux. C’est souriant, comme leurs voyages, comme leurs événements.

Bénédicte fait beaucoup de choses par elle-même et elle adore ça. Cela se sent, s’entend et cela se voit puisqu’elle a des clients qui lui sont fidèles depuis de nombreuses années. Mais ce qui fait la différence dans le tourisme d’affaire, autant que dans le MICE, c’est la passion, je viens d’en parler, mais c’est aussi la connaissance et l’expérience (qui est la conséquence de la passion de son métier). Savoir ne s’invente pas mais on peut inventer en sachant. Avoir la capacité d’être créatif dans le domaine du voyage nécessite de connaître les usages en cours dans chaque pays, de connaître leur manière de travailler, de savoir remettre en cause les recommandations des DMC. Pour gagner un projet il est parfois utile de savoir que l’hôtel que l’on propose dispose de la totalité des chambres avec vue sur mer, que le chemin pour se rendre sur les lieux de la soirée de gala est plantée de pavés inconfortables et qu’il n’y a pas de supplément si les 4x4 que l’on a loué font un petit détour par un oasis sublime, hors des sentiers battus. Savoir et connaître, ça rassure. Parler avec enthousiasme, ça séduit.

Je demande à Bénédicte quels sont ses plus beaux souvenirs. Elle réfléchit. Je crois que beaucoup de moments lui reviennent instantanément mais il faut faire un choix. Il y en a tant. Elle se lance en me demandant d’imaginer le Zimbabwe et les chutes Victoria. Elle y a emmené quatre groupes et elle ne s’est jamais lassée de voir l’impact de ces lieux magiques sur les femmes et les hommes qu’elle accompagnait. « Les gens adorent et disent merci et c’est le plus important ». Je suis d’accord, c’est une formidable récompense. Bénédicte évoque également la Tanzanie et l’émotion que l’on peut ressentir à dormir au milieu de nulle part, après une soirée en compagnie des Masaïs. Elle me raconte une nuit de campement lors de laquelle un lion a dévoré un buffle au milieu des tentes. La réalité nature à un zip. Une sensation inoubliable. Tout défile rapidement. Bénédicte me parle des Grenadines, un atoll peu fréquenté par le tourisme de masse, un lieu de rêve pour celles et ceux qui aiment la mer et la voile. De l’émotion pure et du bonheur pourraient résumer son récit d’un dîner dans la Baie d’Halong. Un groupe qui débarque sur une île au coucher du soleil, des milliers de bougies disposées sur le rocher et une musique grandiose avaient suffi à époustoufler les soixante convives. Raconté comme cela, ça n’a l’air de rien, mais les réactions avaient été vives. « Je vous remercie madame, lui avait glissé une femme fortement émue, je n’avais jamais vu mon mari pleurer d’émotion. » C’est dans ces moments-là qu’on se dit que l’on ne changerait de métier pour rien au monde, me dit-elle.

Une telle intensité dans l’émotion, il n’y a que le voyage qui peut vous l’apporter. Vous ne verrez jamais un troupeau de six cents éléphants qui viennent boire et faire leur toilette sur les rives du Chobé au Botswana au fond d’une salle de réunion. Vous ne ressentirez jamais les mêmes sensations que pendant un road-trip à Cuba, au contact direct des cubains. Vous n’aurez jamais les images sublimes d’un dîner dans un palais du Rajasthan suivi d’une visite du Taj Mahal au petit matin. Bénédicte ajoute qu’il y a des clients qui lui parlent encore de ce dîner, de ce moment extraordinaire où vous aviez le sentiment que le Taj Mahal était à vous. Douze ans après. Il y a des participants gens qui ont été marqués par les routes cubaines et de l’hospitalité des cubains. Il y a des gens qui n’oublieront jamais tous ces éléphants en liberté qui s’occupaient de leurs petits et semblaient prendre soin les uns des autres. Et toutes ces personnes associent la puissance de ces souvenirs à l’entreprise qui leur a permis de les vivre. Leur entreprise.

J’ai toujours été convaincu que les agences avaient leur part de responsabilité dans la tonalité d’un voyage ou d’un événement. C’est l’agence qui tient une partie des commandes pour transmettre tous les messages que l’on ne dit pas, les messages d’ordre émotionnels, tous les filigranes positifs qui ont un impact direct sur les publics. Tout cela est difficile à mesurer. Bénédicte et Willy, directeur de projet de l'agence, sont des catalyseurs, le genre de personnes qui peuvent transformer un moment simple en moment fort. Parce que faire vivre un moment fort à toutes celles et tous ceux qui se trouvent entre leurs mains est davantage qu’un boulot. C’est presqu’un devoir.

Ah ! j’oubliais ! Connaissez-vous la signification du mot Vatea ? Dans la culture polynésienne, notamment dans la tradition des Îles Cook, c’est la divinité de la création, une créature mi-homme mi-dieu lié à l’origine du monde, le passage du chaos à l’ordre, le souffle initial.

Voila. À présent vous savez à peu près tout sur Vatea. Vous n’avez plus qu’à les rencontrer. Rien de plus facile.